[] Archimia

29/03/2010

Ombres sournoises

Revoila Archie qui sort de son apnée,
Trois semaines sans y toucher,
Sans-presque-regarder, écouter, commenter.

Revoila Archie, et son drôle de pays,
Où même les arbres ressemblent à de grands fantômes gris,
Qui jouent avec leur ombre l'espace d'un midi.

Revoila Archie et le temps continue,
La bourse, les grèves, les élections, les sondages superflus,
Et toutes ces autres infos qui maintenant n'en sont plus ...

Je me rapproche de la surface, et ce bruit sourd se fait plus pressant,
Dehors la vie continue de hurler,
Je me sens végétal, s'extirpant de la terre,
Eclaboussé de bruit, explosé de lumière,
Entièrement rénové, un spot publicité ...

Jusqu'à la prochaine fois,
L'espace d'un instant,
Marchant.
Juste faire un bout de chemin,
Avec toi.



07/03/2010

La pose des trois chatons (*)

Vous l'aurez sans doute remarqué,
Archimia se fait plus discret ces temps-ci,
Et même Archie sur les blogs des uns ou des autres,
Passe moins souvent ...
C'est qu'il ne le peut plus, le pauvre,
Le temps presse et le presse,
Entre son boulot de dirlo,
Son boulot de grand-père,
Et tout ce qu'il lui reste à faire,
Et le printemps qui arrive à grands pas,
Et tout ça, et tout ça,
Souvent je me demande,
Pourquoi,
Quand j'ai du temps pour faire dix choses,
J'essaie toujours d'en faire quinze ...

... Pas trouvé la réponse encore.

Qu'importe.
Je crois plus prudent de laisser reposer
Archimia une semaine ou deux.
Peut-être trois, qui sait.
En attendant, je vous laisse en bonne compagnie :
Ces trois chatons là, tout aussi appétissants que des biscuits,
Quand je reviendrai,
Ils seront fanés ...



(*) Le titre fait évidemment référence - néophytes que vous êtes ! - à la très célèbre biscuiterie ardennaise des Trois chatons ...

05/03/2010

Le retour au jardin

Et toute la vitre sale de la remise retrace,
Avec talent, la silhouette de la maison d'en face,
Coquette,
Elle montre juste assez du fouillis qui dépasse,
Dans l'appentis qu' hiver a laissé en disgrâce.
Là, du jardin, les outils reprennent de l'audace,
Et guettent avec envie les premières eaux de mars.




03/03/2010

Zoologie urbaine

Les édredons sont de gros mammifères duvetivores au corps fuselé, vivant en troupeaux dans les agglomérations de petite, moyenne ou grande importance. Il colonisent l'habitat de l'homme, et affectionnent plus particulièrement les pièces consacrées au repos. Leur faciès large et leur mode d'alimentation leur vaut parfois le surnom de « vaches de chambre ».

Les édredons appartiennent au genre Dronchechus, seul genre de la famille des Dronchechidae, qui compte selon les auteurs, trois ou quatre espèces très proches. Ils constituent avec les polochongs (famille des Polochongidae), l'ordre des roupilleurs.

Au printemps, quand débute la période des accouplements, il n'est pas rare de les voir s'échapper des logis par tous les moyens, et notamment par les fenêtres. C'est ainsi que si vous passez (le samedi, le plus souvent) dans les cités, un oeil avisé saura toujours en repérer un en train de tenter la belle, à cheval par la fenêtre ...

Les plus audacieux d'entre eux (car la plupart se font rattrapper avant) rampent alors jusque dans les prairies les plus proches, pour conter fleurette à dame édredon (voir photo ci-dessous d'un vigoureux individu de la variété "Dysnus" - plus connu sous le nom de "tête de Mickey"- en train de franchir avec succès une clôture). La parade peut ensuite commencer. Ce sont alors de longs chants langoureux à n'en plus finir, qui s'étalent tout au long de la journée, et même parfois de la nuit, jusqu'à ce que les voisins excédés préviennent la police locale ...



Tout ceci a pour effet de provoquer d'interminables pugilats au milieu de nuages de duvets (canard ou oie, c'est selon).

Pour toutes ces raisons, on comprendra aisément que l'édredon sauvage soit en disparition, et que les associations de protection recommandent aux consommateurs l'utilisation de l'édredon d'élevage, que l'on trouve désormais plus couramment par chez nous.

 

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