[] Archimia

17/05/2009

Jardinage(2)

Aujourd'hui Dimanche,
Avec un D comme déluge.
Tous les outils sont restés au jardin,
Bien en place,
Comme statufiés par une fée,
Et je contemple par la fenêtre,
Comme une photo jaunie,
Tous les espoirs d'hier,
Qui attendront que sèche la pluie.
Quelquefois, le jardin c'est ça aussi ...




 Alors tant mieux,
Ou bien tant pis.

16/05/2009

Jardinage

Quand nous aurons admiré les pivoines,
Respiré leur parfum, et cueilli des bouquets,





Quand nous nous serons délectés,
Rassasiés,
Des perles de rosée,
Qui ourlent le matin,
Les pétales de satin,
Et nous jouent la lumière,
Dans leurs billes de verre,



Alors viendra le temps des fanées,
Et les pétales tombant,
Comme gouttes de sang,
Recueillies dans nos mains très précautionneusement,
Nous les disposerons tout au long de l'allée,
Comme un chemin de vie, qui ne saurait durer,
En se prenant un peu pour le petit Poucet ...

15/05/2009

En vert, du décor

On serait allongés dans l'herbe du jardin,
Comme quand on était petits,
Le ciel, ce serait notre plancher,
Et on aurait l'impression de tomber dedans,
On verrait tout à l'envers,
La pluie monter,
Et la grande herbe en l'air ...






Ça finirait comme d'habitude,
En roulade vers le talus,
On aurait la tête qui tourne,
Et on ne marcherait plus droit,
Mais ça nous ferait rigoler pendant des heures ...

14/05/2009

En allant à l'école

Oui, je sais vous allez encore dire que je suis sponsorisé par Vélib' où je ne sais quel argument, mais franchement, si vous le pouvez, même de temps en temps, même une seule fois dans l'année, ... partez bosser en vélo !


 
L'aller n'a rien a voir avec le retour, mais les deux valent le coup.
Le matin, l'air frais et vivifiant vous fouette le visage, et achève de vous réveiller, juste après la douche. Vous pédalez, certes, mais en plus, vous entendez.
Vous entendez le bruit du vent dans les feuilles, le chant des oiseaux, le remous de la rivière.

Vous ne vous arrêtez pas : quand on part en vélo, il faut plus de temps, vous aurez le temps de flânocher ce soir ...

Puis vous arrivez en ville. Cinq cents mètres avant les premières maisons, c'est votre nez qui vous prévient. Le bruit, le parfum subtil des hydrocarbures, les voitures, les bus et les camions. Vous avez envie de hurler, mais vous vous rappelez bien vite que demain, ce sera vous, le pollueur ...

Enfin, vous arrivez sur votre lieu de travail, comme d'habitude, certes mais cette fois, vous avez l'impression d'avoir traversé la jungle avant et ses mille dangers ...

Le soir, au retour, c'est encore mieux, parce que là, vous n'êtes plus pressé. Vous avez le temps.
Le temps de dire bonjour dans la rue aux gens que vous reconnaissez, le temps de s'arrêter faire quelques courses (oh ! trois fois rien !), le temps de prendre un rallongis ou un diverticule, pour voir ce que ça fait de passer par là ... et vous avez raison : ça change !
En passant près de la rivière, vous posez le vélo dans le chemin. Juste cinq minutes, le temps d'écouter les grenouilles coâsser, et de regarder le héron faire semblant de pêcher (il est gras comme une loche, celui-là !), puis doucement, vous repartez ... jusqu'à la maison.

Je sais qu'on peut trouver mille et une bonnes raisons de prendre sa voiture pour aller bosser. Raison de plus : même si vous ne pouvez le faire qu'une seule fois dans l'année, allez-y, n'hésitez pas : quelle victoire !

12/05/2009

Toute une vie de portes

Porte-bonheur,
Porte très bonne heure, même.
Dés le matin, dans la rosée,
Quand, couverte d'herbe et de feuilles,
Elle t'empêche d'en franchir le seuil.
Portefeuille, dans ce cas.
Porte-à-faux, si l'herbe est trop haute.

Porte-parole, lorsque placés de chaque côté,
Tu viendras y chuchoter avec ta dulcinée.
Porte-plume, si avec elle,
Il vous faut partir à tire d'aile.
Porte-jarretelles,
Fantasmam'zelle,
Porte-bagages,
Mise en ménage,
Porte-clés, la tenir au chaud,
Bien en sécurité, comme un idiot .


Porte-parapluies,
Quand vient le mauvais temps,
Porte-couteaux, si la dispute arrive,
Et que l'amour dérive,
Porte-drapeaux,
Pour faire la guerre ou bien la paix,
Juste avant les remords, les regrets.

Portemanteau, et le temps passe,
Tu deviens vieillot dans tes godasses,
Porte-crayons, tu te rappelles,
Tu tournes en rond dans ta gamelle,
Porte-savons, tu es malade,
Et ton esprit se barricade,
Porte-voix, tu parles encore,
Mais tu fais ridé dans le décor,
Porte-étendard, le dernier soir...
Du porte à porte, en somme.




Le mini-musée


Pour la première année de Mots d'elle,
Pour remercier Catherine et ses photos,
Pour elle-c-dit qui a un petit moral ces temps-ci (c'est elle qui le dit),
Et pour tous les autres aussi,
Chose promise, chose dûe ...
Je vous l'avais bien dit, qu'il me faudrait du temps ...
En route donc vers ces étranges machines,
abandonnées de ci, de là,
Vous les avez tou(te)s rencontrés,
Ces engins bizarres,
Sans les voir,
Ici dans un pré,
Là au bord d'un champ,
Elles me laissaient déjà perplexe quand j'étais gosse,
Autant vous dire que maintenant,
Elles me paraissent carrément extra-terrestres,
(Si j'ose dire, en parlant d'agriculture ...)

Allez,
Et en musique siouplé !




10/05/2009

Grandes orgues

Sommes-nous déjà arrivés au bout de ce que nous avions à nous dire,
Ou nous reste-il encore des choses à partager ?
Comme une épaisse fumée noire, l'avenir envahit le ciel,
Et nous faisons semblant de croire, en l'arrivée d'un nouveau soleil.
Nos imaginations s'attardent à inventer d'autres mondes,
Mais nous n'arrivons pas vraiment à nous dire adieu,
Lâches que nous sommes,

Face à l'angoissante survie de l'homme.
Tant pis,
Tant mieux.






 

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