[] Archimia

24/09/2009

Funambule

On est souvent comme ce piaf sur l'image,
Seul, dans le brouillard,
Au milieu d'un tumulte,
Qu'on pressent, plus qu'on ne le voit vraiment.
On ignore alors pourquoi on se trouve là,
Alors que tout autour de vous, résonne en fracas,
On se dit alors qu'on a bien de la chance,
Que ce n'est peut-être pas normal,
Ni moral,
Mais que c'est ainsi.
Après tout la vie se fout bien de la morale,
Et la rivière aussi.
Elle noie qui elle décide,
Et laisse flotter les autres.






On se dit aussi que la seconde d'après,
Tout peut basculer,
Et nous avec.
C'est ainsi qu'on vit peut-être,
Toujours à quatre dixièmes de seconde d'une catastrophe,
Qui n'arrive jamais.

Si j'écris ça ce matin,
C'est que je pense à une petite fille de cinq ans,
Qui ne doit pas bien comprendre ce qui lui arrive,
La vie n'est ni moche, ni gaie : elle est, c'est tout.

Et nous la-dedans ?
On passe du rire aux larmes,
En équilibre sur le bonheur,
Comme un p'tit piaf,
Le long d'un arbre ...

2 commentaires:

elle-c-dit a dit…

Tant que notre ligne d'horizon est en équilibre, on supporte pas si mal les hauts et les bas qui rythment notre vie...

Bises d'un jour qui fait beau, qui voudrait pleurer doucement mais qui s'accrochera à la lumière du jour qui éclaire le jardin..

la Mère Castor a dit…

il me plait ton petit piaf en équilibre. Mais, lui, il sait voler.

 

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