[] Archimia

31/10/2009

Surfaces

Lisses ou rugeuses,
Bombées, perforées,
Plates et sans reliefs, ou vallonées,
Granuleuses, chiffonnées, froissées,
Mates ou lustrées,
Tendues,
Dures, molles ou absorbantes,
C'est fou ce que le bout le l'index,
Peut inventer comme vocabulaire,
Pour se faire remarquer.



L'univers du toucher est celui,
Qui, dans les premiers, nous envahit,
Avec celui de l'ouïe,
Bien avant le monde du visuel et de l'écrit.

Alors, Mesdames et Messieurs les conservateurs de musée,
Chapeau à celles et ceux d'entre vous qui osent nous laisser toucher,
Nous laisser promener nos doigts,
Le long,
Tout au long,
D'univers,
Que les autres ne soupçonnent même pas.

28/10/2009

Mini-pause

Archie s'en va pour deux jours à Paris.
Du coup, Archimia s'ennuie.
Hé oui !
Tant pis.
A vendredi (les bras chargé de cadeaux jolis) ...


27/10/2009

Les fantômes ardennais

Voila. Tout est redevenu normal sur Archiland, après le passage du sauveur. Etonnant comme le moindre incident nous laisse démuni. Technologie ou pas, sophistiqué continue de rimer toujours avec fragilité ...
Et ces réflexions matinales me laissent dériver vers cet autre endroit qu'il me faut encore vous faire découvrir...


C'est un curieux endroit, situé en Ardenne belge (c'est à dire en Ardenne) en pleine forêt. C'est l'histoire d'un espèce de rêve. Disons plutôt une façon de penser ... Un ancien centre de vacances, nommé "Les Dolimarts".

Il avait été construit par les Mutualités socialistes (belges) au début des années 50. Il était composé d'une rotonde (resto, bowling, dancing ), de 51 bungalows éparpillés sur le terrain, et de quelques blocs d'habitat collectif, pour une capacité d'hébergement total de 1000 à 1200 personnes. Le tout relié par de petites routes éclairées par de petits réverbères, bien comme il faut ...

Seulement voila : le temps passe, et pas toujours comme on voudrait. Terminées les années d'insouciance où le mot "chômage" n'avait pas plus de sens que celui de "développement durable". Le tourisme de masse n'a pas comblé les espoirs attendus. Le site a périclité, la gestion en est devenue difficile, puis impossible. L'abandon final s'est situé vers les années 2000. Sans aucun projet de reprise (ou du moins projet "crédible") ...




Alors seulement est venu le temps des vandales.

Tous les escaliers de bois massif ont été tronçonnés, les lampadaires cisaillés, les frisettes détachées, et les sanitaires démontés. Voila pour les récupérateurs. Les autres se sont contentés de casser ce qu'il restait : c'est ainsi qu'il reste des télés éclatées au sol, des canapés éventrés, le restaurant a été incendié, etc ...

Par delà les faits, c'est surtout l'évolution du concept qui m'intéresse. J'essayais d'expliquer à mes enfants (qui, soit dit en passant, étaient horrifiés par l'architecture de ces années-là) que nos projets touristiques d'aujourd'hui pourraient très bien suivre le même sort un jour ... Vous imaginez, je ne sais pas, moi, ... le futuroscope dans cet état là ?

Reste que, par delà la stupidité humaine et son inconscience versatile, la nature, comme d'habitude, reprend toujours ses droits, et les fait valoir. L'automne et couleurs irradient de façon particulière dans ce cimetière peuplé de fantômes venus d'un autre temps.

Et la forêt est si belle qu'on repense à la carte postale qu'elle était ... il y a quarante ans.

25/10/2009

Quand la déesse hèle, l'ami se terre ...


Eh bien j'en suis sûr, Ô lecteur assidu, ou simplement égaré sur la toile, te voila perplexe devant mon silence total. Sache que, non, en dépit de mon statut de fonctionnaire, je n'ai pas quitté l'école vendredi à seize heures trente-deux pour filer illico vers une de ces merveilleuses côtes du sud des Etats-Unis pour y passer une semaine au soleil.
Non. Pas du tout. La réalité est beaucoup plus âpre.

Depuis vendredi, je n'ai plus ni téléphone, ni internet à la maison. En effet, un "regrettable incident " dû à un technicien de France Télécom qui intervenait plus haut dans le village, a eu pour effet d'intervertir nos deux lignes, celle de ma voisine et la mienne.


Je m'explique (car je te sens inquiet et dubitatif). Quand on appelle chez moi au téléphone, on tombe sur ma voisine. Et vice-versa. (je jure que je te dis la vérité). Je te laisse imaginer les innombrables situations de quiproquos que tout cela entraîne, et qui nous font bien rire, il faut bien le dire.
C'est ainsi qu'à longueur de journée, Dame Archie, s'entraîne donc à expliquer, que "non, elle n'est pas la nouvelle secrétaire de ma voisine, mais que pour la joindre, vous devriez plutôt composer le ..."

Heureusement, France Télécom reste un acteur majeur dans l'animation de nos petits villages isolés. Je pense qu'on devrait les décorer pour ça.

La malheureuse opératrice du service technique a été suppliciée pendant de longues heures jusqu'à ce qu'enfin elle lâche le morceau (ma femme est impitoyable dés qu'il s'agit de service public) : le technicien viendra avant mardi soir (je pense peut-être faire venir la presse locale, on ne sait jamais ...)

En attendant, privé de téléphone, mais surtout d'internet, j'en suis réduit à envoyer ce billet - pour que tu puisses le lire - à "Monsieur Blogger-75000 Paris", soigneusement roulé dans une clé USB, et ficelé à la patte de Gustave, mon fidèle pigeon voyageur ...

C'est ça, gausse-toi, sans-coeur, toi qui ignore la joie d'habiter de petits territoires en voie de développement, situés à moins de cinq jours de pirogue de nos métropoles...

Quant à moi, j'erre dans la maison, fièvreux et délirant, redoutant un monde absurde où, en tournant le robinet de l'évier, la lumière s'allume d'un coup ; un monde où il ne faut pas oublier d'allumer le four avant de prendre sa douche ; un monde encore où il faut passer chaque matin aux urgences pour ramasser son propre courrier qu'un "technicien" y a laissé pour vous.

Ainsi, pendant ce temps, tu pourras de défouler sur les commentaires d'Archimia, sans que je ne puisse rien répondre.
Mais je te préviens, profite : Mardi soir, ma vengeance sera terrible.

22/10/2009

Faux semblants

Quelquefois, la nature manque d'imagination,
Le ciel se met à ressembler à la terre,
Ou bien la mer au ciel,
La lune se prend pour le soleil,
Les fleurs deviennent des arbres,
Et les oiseaux des nuages,
Même le vent a des allures de gazelles,
Et les feuilles mortes décident de remonter.

Quand ça arrive, Archie s'en va en maugréant,
Qu'il n'y a plus de saisons,
Que tout fout le camp,
Et que le voisin ferait bien de rentrer ses poules au salon.

En fait, secrètement,
Il est pourtant bien content :
Même dérangeant, il adore le changement.



21/10/2009

Les crayons de couleur

Il y a des matins comme ça,
Où l'on a juste envie,
D'un peu de teinte dans l'air,
Alors on s'imagine gamin, avec, devant soi,
De gros crayons de couleurs,
Si gros qu'ils font partie du paysage,
Et puis doucement, mais doucement,
On commence à colorier, sans dépasser,
En s'appliquant, la langue sortie, la tête dehors.
Et le temps vient à passer,
Mais pas dans le bon sens,
On le remonte,
Aussi haut que les crayons peuvent colorier,
Puis, terminé, on se recule un peu,
Et on contemple satisfait, le résultat.
On appelerait bien la maîtresse,
Pour savoir ce qu'elle en pense,
Mais il n'y a déjà plus personne :
Le temps est un élastique qui se rembobine trop vite.

Il y a des matins comme ça,
Où on est un peu triste,
Sans trop savoir pourquoi.

19/10/2009

Vieillir

Quand je serai très vieux,
Décrépi, écaillé,
Quand je serai rouillé,
Ne sachant ni bouger, ni tourner,
Quand, on ne verra plus,
Dans mes yeux éclaircis,
Que le reflet d'un ciel

Pour toujours "encore gris",
Quand je vivrai dans l'ombre,
Tapi dans le souvenir,
Et que, même ma mémoire,
m' aura abandonné,
J'aimerais bien qu'un type,
Lunatique et barbu,
Passé là par hasard,
Sorti de sa tribu,
Vienne me tirer le portrait,
même ridé, même laid.




La vieillesse des autres,
Est tellement plus près que la nôtre,
Qu'il est bon de temps en temps,
De la regarder en face,
Histoire de lui laisser le temps,
De bien nous rattraper ...



17/10/2009

Envie

Partir,
Seul ou avec les siens,
Faire un tour en bateau,
Sortir du réel,
Plonger dans le rêve,
Pour une minute, une heure, qu'importe,
S' échapper du quotidien,
Flotter comme on s'envole,
Vers d'autres rives,
L'espace d'un instant,
Traverser d'autres couleurs,
Des horizons plus flous,
Regarder passer les autres,
Leurs contours moins nets,
Les voir disparaître lentement,
Se fondant dans cette masse colorée,
Et puis,
Revenir, rentrer,
Grandi,
Plus fort et plus patient,
Plus à même d'affronter ce monde,
De mieux le comprendre,
Pour avancer un peu ...



Ça me fait toujours cet effet là,
Quand je vois passer un bateau.

16/10/2009

Octobre

Saluons l'arrivée du grand froid automnal comme il se doit :

Les premières gelées d'octobre
Sont cette page qui se tourne dans l'année ...

Quand le soleil croît moins vite et moins loin,
Quand, les matins frisquets, on surprend son haleine,
Se fondre gentiment aux fumées des maisons,
Et quand, de loin en loin, on peut suivre sur la plaine,
Le grand serpent de Meuse, et son panache de laine,
Quand les contre-jours se font d'or,
Sur fond de ciel limpide,
Quand les hérons silencieux pourfendent le paysage,
Escortés de choucas qui battent la mesure,
Quand les vaches, qu'on soupçonne à peine dans les prés,
Cherchent difficilement quelque plante à brouter,



Moins quatre ce matin, et me voila ravi,
Le froid convient si bien aux gens de ce pays ...

14/10/2009

Parallèles

Entre les maisons du haut et celles du bas, il n'y a guère plus de deux cent cinquante kilomètres. Hé oui ! C'est comme ça : la France est un petit pays. Au moment où un type de vingt-trois ans va prendre le contrôle des maisons du dessus, plus personne ne s'intéresse à la maison du bas. Et pour cause, elle sera tombée l'hiver prochain. Ici, le gel est fait pour ça.


A moins de deux cent cinquante mètres de là habite une de mes mamans d'élèves. Hé oui ! C'est comme ça : ma ville est une toute petite ville. Elle a deux gamins de quatre et cinq ans et hier soir, vers seize heures trente, on s'est aperçu qu'ils avaient la gale.

J'ai expliqué à la maman que je ne pouvais pas les prendre à l'école (il y a éviction scolaire), qu'il fallait donc consulter, les soigner et ne les faire revenir que totalement guéris.

Mais cette maman là ne peut pas payer.
"Et la CMU ? Je n'ai pas la CMU, je suis en attente du RSA". Bon. Seize heures quarante-cinq : j'appelle l'infirmière scolaire du Réseau Ambition réussite : personne. Bon. J'appelle l'assitante sociale du collège d'à côté : personne. Seize heures cinquante : je viens d'avoir une infirmière scolaire d'un autre collège qui me suggère d'appeler le Centre d'action sociale de la ville. Je m'y précipite, il est seize heures cinquante-cinq. La personne m'explique que l'aide sociale ne fait plus de "bons" pour la gale, suite à une nouvelle décision. Bon. Jusque cinq heures dix, j'essaie plusieurs numéros : le centre médico-scolaire, le centre médico-social, ... mais là, cette fois, c'est fermé.


La maman attend patiemment dans mon bureau et ses gamins cavalent partout. Elle m'explique qu' en ce moment ils sont sept à la maison (des demi-frères plus âgés et qui ne sont pas tout le temps là)et qu'elle n'a pas de machine à laver ...

Bon. Il y a des soirs comme ça. Je finis par l'envoyer au SAMU. C'est pas terrible comme décision pour soigner une gale, mais c'est tout ce que j'ai trouvé et, au moins, ce sera gratuit.

"Mais ils vont me faire une ordonnance et je ne pourrai pas la payer !"
"Peut-être vous donneront-ils directement les médicaments ... sinon, allez voir les assistantes sociales du Centre médico-social demain avec l'ordonnance, elles vous aideront.
Et puis il va falloir qu'elles aillent chez vous pour voir comment votre appartement peut être désinfecté".

Désinfecté. En la regardant partir avec ses deux gosses. Je me dis qu'il y a peut-être plusieurs sortes de gales, celle qui s'attaque aux miséreux, et une autre, plus pernicieuse et moins connue, qui rongerait plutôt le monde de la politique et de la finance. Un genre de gale qui creuserait ses galeries en dessous, juste en dessous d'une certaine idée de la morale.

Pas facile à soigner non plus, celle-là.

12/10/2009

Les images de la ville

Des vitrines qui s'animent,
Et des gens transparents,
Des silhouettes qu'on habille,
Qu'on transforme en vivant,
Qui nous hèlent, nous appellent,
Nous interpellent, souvent.
Nous, gros insectes, par la lumière attirés,
Contre le verre si lisse, et venant se cogner.

Les images de la ville,
Nous entraînent dans leurs fils,
Englués.
L'addiction citadine
Fait de nouvelles victimes :
On se croit entourés,
Mais on est qu'isolés,
Les autres sont des mannequins,
Adroitement disposés,
Qui tentent de gommer,
D'autres réalités ...



... et c'est le soir venu que l'on retrouve enfin,
Solitude de l'instant et couleur de l'urbain.

11/10/2009

La porte bleue

En grand, la porte-écran,
Profite du soleil levant,
Pour faire son cinéma.
Lanterne magique,
Qui, dans l'ombre, fabrique,
Toutes sortes de chinoiseries ...

Poussez-là, tout disparaît !
Ne reste en place,
Qu'un souvenir fugace,
Juste le rappel d'un rideau au crochet ...

Puis, un peu comme au théâtre,
Les trois coups opiniâtres :

Je pousse la porte bleue,
Je saisis mon manteau,
Le rideau se lève, et ...
La journée peu commencer.




09/10/2009

Intrusion

Dés l'aube, quand le soleil revient,
Les chats-pardeurs du petit matin,
Envahissent silencieusement le terrain,
Et, de proche en proche,
De gouttière en gouttière,
Passent voir si tu n'as pas chez toi,
Ce qu'ils n'ont pas trouvé chez moi ...

08/10/2009

Fantaisie en jaune

Caméléon-capucine fait sa maline,
Capucine-caméléon se pavane en ton sur ton.


Et le crépi n'en revient pas :
Il cherche à limiter la feuille et son coeur de vert,

Elle voudrait tant qu'il veuille livrer son coeur de pierre,
Chacun retient son souffle et attend,
Le temps qu'il faut,
Que la nuit arrive et les fonde,
Dans le plus noir des noirs.


07/10/2009

Les prisons des hommes

Je me rappelle : elle était venue me dire qu'elle allait partir, qu'elle voulait quitter la ville avec ses deux enfants.

"Ici, c'est mort, de toute façon, je trouverai jamais de boulot..."

Elle disait qu'elle avait une amie, là-bas, dans le sud, à Pézenas (c'est dans l'Hérault), qu'elle allait descendre bosser avec elle, qu'elle voulait tout recommencer, tout reprendre à zéro.

Et les deux gosses, blêmes, frêles, de la regarder, elle, leur mère, surexcitée pour l'occasion, avec ce drôle de regard que peuvent avoir les mômes quand ils ne croient plus depuis longtemps à une histoire trop souvent répétee, ressassée.

Elle n'avait pas laissé d'adresse, elle avait quitté l'école comme on s'enfuit d'un pays, pensant sans doute que le geôlier, c'était moi, ou quelque chose comme ça.

Les mois avaient passé. D'autres étaient arrivés, repartis. Je n'y pensais plus : le bulldozer du quotidien est très efficace pour nettoyer les souvenirs ...


Et la voici devant moi, se tortillant, un peu comme une gamine prise en faute. Le retour à la case départ. Et les deux gosses, à côté d'elle. Huit-dix ans, ils n'ont guère changé, pendant ces sept mois, un peu plus pâles, plus résignés, un peu plus prêts à affronter cette drôle de vie, qui continue, comme un mauvais film, qui cahote en permanence d'ennuis en emmerdes, sans espoirs de projets, de changements. Comme vaincus.

Il est long et compliqué, le chemin du bonheur. Il arrive qu'on se croit libre, qu'on se trompe de prison, ou de geôlier. Il arrive aussi qu'on ne sache plus bien de quel côté des barreaux on se trouve, ni même au juste s'il y a des barreaux, s'il y a un "dehors".
Perdus. Je les sentais perdus tous les trois. Je n'ai pas interrogé la maman sur ce qui s'était - ou ne s'était pas- passé. Par pudeur. Je crois qu'elle a apprécié.

J'ai juste souri aux gosses en leur re-souhaitant la bienvenue, et les ai laissé partir en courant dans la cour de récré. Avec les autres.

06/10/2009

Les pays des hommes

Pays.
Pays de rien,
Pays de chien,
Pays de sueur, de labeur,
Pays de bois et de forêts,

De collines et de vallées,
De pâturages et d'usinage,
Pays de musique d'estampage,
Pays de fonte et de ferrailles,
Pays de grèves et de batailles,
A chaque guerre, envahi, terni, anéanti,
Pays qui souffre et qui résiste,
La paix revenue, isolé, délaissé, oublié,
Pays résigné,

Pays de froid, de gel, de neige,
Pays que les légendes assiègent.

Pays de pauvres gens,
De migrants et de voyageurs du temps,
Pays de hasard, de brouillard, de retard,


Mon pays.


04/10/2009

En ville

Ballade sur le trottoir,
Le long des murs ivoires,
Préférant aux vitrines,
Léchées avec application,
Lever le nez au ciel,
Et guetter du bas le voyageur,
Et ses fientes cruelles.

Coup d'oeil amusé du pigeon,
Juste dans l'oeil de boeuf,

Zut ! Raté, se dit-il, paré pour le plongeon,
Et le voila parti vers un endroit plus neuf ...

Et la ville est si belle quand elle est vue d'en haut,

Qu'on regrette ce coup d'aile qui nous fait tant défaut.

01/10/2009

Echec

C'est presque un échiquier,
Sur un plan vertical,
C'est au pied du château,
En guise de déco.
Bien loin du piédestal,
Les pièces ont disparu, même le cavalier,
Semble s'être fait la malle ...

Dame reine est partie,
Son roi est abattu,
Combat de l'illusoire,
Sur un morceau d'histoire,
Et je m'en vais déçu,
Retrouver la sortie.

Un clin d'oeil du matin,
Sous un soleil serein ...
 

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